Des cycles qui font la loi. Une fatigue que le sommeil ne répare plus. Des douleurs qu'on a appris à trouver normales, une humeur qui monte et descend avec les semaines, un ventre gonflé sans raison apparente. Et souvent, cette phrase entendue trop de fois : « Vos analyses sont normales, je ne peux plus rien pour vous Madame… et si vous alliez voir un psychologue ? »
Mais si vos analyses ne disent rien aujourd'hui, cela ne veut pas dire que tout va bien, ni que vous devez faire avec. Entre la maladie et la pleine forme, il existe un large panel : celui de la compréhension de son propre terrain, des habitudes, du rythme de vie, de l'assiette et de la gestion du stress. C'est ici que mon travail de naturopathe entre en jeu.
Naturopathe et endocrinologue : deux rôles différents
Disons-le franchement, parce que c'est la question qui revient le plus souvent : « mais quelle est la différence entre un médecin et un naturopathe ? »
Non, je ne suis pas médecin. Un endocrinologue ou un gynécologue pose un diagnostic, prescrit des examens, décide des traitements à suivre. Rien de tout cela n'est de mon ressort, et rien de tout cela ne doit être remplacé par ce que je vous propose.
Mon métier commence là où le leur s'arrête, faute de temps ou parce que ce n'est pas leur mission : ce que vous mangez, comment vous dormez, comment vous encaissez le stress, comment vous bougez, ce que vous faites de vos journées. Les deux approches ne se concurrencent pas, elles se complètent, et les meilleurs accompagnements sont ceux où votre médecin et moi travaillons dans le même sens.
Alors posons la question autrement : en quoi et pourquoi nos métiers se complètent-ils ?
- 1.En tant que naturopathe, je ne pose pas de diagnostic. Et quand une personne vient me voir avec une décision importante à prendre, une opération chirurgicale ou un suivi thérapeutique, je l'encourage toujours à demander l'avis d'au moins deux professionnels de santé. C'est ce que vous recommandera aussi la gynécologue Carolina Colella, avec qui je collabore.
- 2.Le médecin n'a pas le temps de s'occuper de votre hygiène de vie, et ce n'est pas son métier : il prendra 10 à 20 minutes pour poser son diagnostic et vous prescrire les examens ou les traitements à suivre. Les meilleurs prendront le temps de vous expliquer succinctement ce qui vous arrive, rarement les mécanismes physiologiques. Cela, c'est mon métier : en naturopathie, on considère qu'un organisme dont les émonctoires n'éliminent plus correctement finit par se surcharger et par perdre en vitalité. Je suis là pour lui faciliter ce travail d'élimination et pour vous en donner les clés.
Concrètement, cela veut dire que je vous encourage toujours à garder votre suivi médical, que je ne vous demanderai jamais d'arrêter ou de modifier un traitement, et que si votre situation appelle un avis médical, je vous invite à le prendre.
Une approche du terrain, pas de la maladie
En naturopathie, on ne s'attaque pas au symptôme : on regarde ce qui, dans votre fonctionnement global, entretient l'inconfort. La glycémie et la qualité de l'assiette, l'état de la digestion, la charge de stress, le sommeil, les carences éventuelles, le rythme des journées. Ce sont des leviers modestes qui, pris ensemble, travaillent en profondeur et dans la durée.
C'est aussi, souvent, un travail de compréhension. Beaucoup de femmes que j'accompagne me disent que le simple fait de comprendre enfin ce qui se joue dans leur cycle a changé leur rapport à leur corps, avant même que les habitudes ne bougent.